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Le DTA est le Dossier Technique Amiante, il permet de repérer dans les bâtis la présence ou l’absence de matériaux ou produits contenant de l’amiante.


Il est obligatoire pour tout bâtiment à usage autre qu’habitation ainsi que les parties communes d’immeubles collectifs à usage d’habitation dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.
Le DTA se décline également pour les parties privatives d’immeubles collectif d’habitation : on parle alors de DAPP (Dossier Amiante Parties Privatives). Les maisons individuelles ne sont, en revanche, pas concernées.

Repérage des matériaux des listes A et B du décret du 3 juin 2011.
Ce repérage est limité aux matériaux accessibles sans travaux destructifs c’est-à-dire n’entraînant pas de réparation, de remise en état ou ajout de matériau ou ne faisant pas perdre sa fonction au matériau. En conséquence, les revêtements et doublages (des plafonds, murs, sols ou conduits) qui pourraient recouvrir des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante ne peuvent pas être déposés ou détruits.
Pour être valable, il doit avoir été effectué par un professionnel certifié par un organisme accrédité par le Cofrac et ayant souscrit une assurance spécifique pour ce type de mission.

S’il n’y a pas de présence d’amiante, la durée de validité de l’état d’amiante est illimitée. Si la présence d’amiante est détectée, il doit être renouvelé au bout de 3 ans et le rapport du diagnostiqueur préconise :
L’opérateur communiquera au préfet les rapports de repérage de certains établissements dans lesquels il a identifié des matériaux de la liste A contenant de l’amiante dégradés, qui nécessitent des travaux de retrait ou confinement ou une surveillance périodique avec mesure d’empoussièrement.
Cette disposition a pour objectif de mettre à la disposition des préfets toutes les informations utiles pour suivre ces travaux à venir et le respect des délais.
Parallèlement, le propriétaire transmettra au préfet un calendrier de travaux et une information sur les mesures conservatoires mises en œuvre dans l’attente des travaux.
Ces transmissions doivent également permettre au préfet d’être en capacité de répondre aux cas d’urgence (L.1334-16).

En cas de refus de réalisation du DTA, le propriétaire s’expose à des sanctions. En l’absence de DTA, les sanctions prévues comprennent une amende et l’obligation, pour les responsables, de faire réaliser le DTA et les travaux de désamiantage éventuels.
Un risque de condamnation pour mise en danger d’autrui est avéré si une entreprise entreprend des travaux dans un bâtiment où le DTA n’a pas été effectué.